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QUELQUES PROPOS DE ROMAN POLANSKI

« Pour moi, la plus grande souffrance, c’était la séparation d’avec mes parents. (…) Je revis beaucoup de ces sensations maintenant ayant un enfant. Je pense à ce moment beaucoup plus que je n’ai jamais pensé avant. » (in Une Ombre dans les Yeux, de Rafaël Lewandowski, 1999)

« La torture m’a toujours répugné. J’ai grandi sous l’occupation allemande, c’était quelque chose dont on parlait beaucoup. Le fait que les tortionnaires étaient souvent de bons pères de famille, des personnes cultivées qui, jusque-là, avaient mené une vie ordinaire, signifie-t-il que nous sommes tous capables d’une telle barbarie ? » (propos recueillis par Aurélien Ferenczi, Info Matin, 29/03/1995).

« (…) on vit une époque de dictatures déchues. Il y a bien des coins dans le monde où les anciennes victimes côtoient leurs anciens tortionnaires. Et ce sont des moments difficiles pour une société qui a décidé de ne pas poursuivre ces gens-là. Même dans de tels cas, la réconciliation est le seul moyen de survivre pour une société. » (propos recueillis par Emmanuelle Frois, Le Figaro, 29/03/1995).

« Vous, les journalistes, vous me posez des questions de journaliste, souvent très intelligentes auxquelles vous inventez des réponses instantanées et brillantes. Moi, je ne peux que vous répondre « Je suis comme ça », car je ne me livre jamais à l’introspection qui supposerait une réplique disons psychanalytiquement intéressante car, dans le fond, tout est beaucoup simple que vous le supposez. Par exemple, j’aime le luxe et la belle vie, parce que je les aime et non parce que je compense la rigueur stalinienne sous laquelle j’ai vécu en Pologne, ni parce que je veux oublier le temps du ghetto et de l’hitlérisme. » (Roman Polanski, in Le Figaro, 31/101979)

« On me pose toujours les mêmes questions sur mon pessimisme, mais encore une fois je crois qu’il faut seulement parler de réalisme, il n’y a pas tellement de raisons de croire que l’homme est bon. Nous sommes toujours en train de nous gargariser de la bonté humaine, mais regardez un peu autour de vous. Pensez au nombre de gens tout simplement tués dans notre siècle. Par millions. Je ne sais pas si dans toute l’histoire de notre espèce il y a eu autant de gens tués que dans ce siècle. » (Polanski par Polanski, Ed. Chêne, 1986, p.176)

« La violence, c’est mon box de Skinner – allusion à la boîte vitrée et aseptisée qui servait de berceau à la fille du sociologue américain – petit à petit, cependant, la haine et le racisme dont se sont rendues coupables, par contre coup, les victimes du nazisme, se sont apaisés, effacés, j’ai appris à dominer mes instincts, à cultiver mon indignation, à rationaliser mes impulsions, à me considérer comme un citoyen du monde de demain. » (propos recueillis par Claude Sarraute, in Le Monde, 25 mai 1972, p.29)

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Dossier réalisé par Alexandre Tylski, Université Toulouse Le Mirail, 2005
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